L'essentiel
- 1La rétrocession est la part des honoraires reversée par la ou le titulaire
- 2Son pourcentage se négocie librement et s'écrit dans le contrat de remplacement
- 3C'est une recette brute : cotisations URSSAF, CARPIMKO et impôt viennent ensuite
- 4Calculez toujours sur l'année, pas sur un remplacement isolé
Pendant un remplacement, vous soignez la patientèle de la ou du titulaire. Les honoraires des actes réalisés reviennent d'abord au cabinet, qui vous en reverse une part : c'est la rétrocession.
Un pourcentage qui se négocie
Le taux de rétrocession n'est pas fixé par la réglementation : il se convient entre vous et la ou le titulaire, puis il s'écrit dans le contrat de remplacement. La part conservée par le cabinet couvre notamment ses frais. L'Ordre propose un modèle de contrat de remplacement à compléter.
Avant de vous engager, vérifiez aussi qui prend en charge le véhicule, le matériel et les frais de déplacement : cela change beaucoup ce qu'il vous reste.
Le calcul en trois étapes
- Honoraires générés : le total des actes que vous réalisez pendant le remplacement.
- Rétrocession brute : honoraires × taux convenu. Par exemple, 10 jours à 400 € d'honoraires par jour et 85 % de rétrocession donnent 3 400 €.
- Revenu net : la rétrocession, moins vos frais, vos cotisations URSSAF et CARPIMKO et votre impôt sur le revenu.
Pourquoi raisonner sur l'année
Vos cotisations et votre impôt dépendent de votre revenu annuel, et certaines cotisations CARPIMKO sont forfaitaires (invalidité-décès, part forfaitaire de l'ASV). Calculer un remplacement de quelques jours comme s'il était votre seul revenu de l'année donnerait un résultat faussé. Notre calculateur estime l'année au même rythme, puis attribue au remplacement sa part.
Exemple avec les barèmes 2026 : 10 jours à 400 € par jour, 85 % de rétrocession, 800 € de frais, sur une année de 180 jours travaillés en micro-BNC, il reste environ 1 570 € net pour ce remplacement. Simulez votre situation : chaque cas est différent.
Mettre de côté dès le premier remplacement
Les cotisations sont d'abord provisionnelles, puis régularisées quand vos revenus réels sont connus. Mettre de côté une partie de chaque rétrocession évite les mauvaises surprises.